Innovation Jugaad, innovation frugale, innovation sociale, innovation responsable, innovation sociétale… petit dictionnaire de l’innovateur durable !

En 2013, Navi RADJOU secouait les Economies du Nord avec l’innovation Jugaad  et proposait une solution compétitive à la raréfaction des ressources. En 2016 il allait encore plus loin avec une innovation frugale et flexible qui permettrait à tous les entrepreneurs du monde, quelle que soit la taille de leur entreprise, de faire du business tout en maitrisant leur impact social et environnemental. Leader d’une innovation durable (au croisement des intérêts de la société, de l’économie et de l’environnement), il offre derrière ces théories deux opportunités économiques majeures aux industriels :

  • Réduire leurs coûts de fabrication en mettant en place une démarche Jugaad (faire plus avec moins, viser la simplicité, faire preuve d’agilité et de flexibilité…) pour produire moins cher, se différencier de la concurrence et augmenter leurs marges.
  • Conquérir une clientèle de masse, jusqu’à présent largement ignorée par les marketeurs, en mettant sur le marché des produits abordables et performants issus de la logique Jugaad.

Dans la seconde option, parce qu’il s’adresse au BoP ou Bottom of the Pyramid (ceux qui vivent avec moins de 2$ par jour et qui constituent la catégorie de population la plus nombreuse mais aussi la plus pauvre), l’auteur incarne une forme particulière d’innovation qui a pour effet d’améliorer la vie de son utilisateur. C’est en effet parce que l’innovation est, par définition, un moyen de se réinventer, et parce que dans le contexte actuel il est de plus en plus admis que le management du changement doive prendre en compte l’impact social et environnemental, qu’il est désormais possible d’intégrer ces enjeux dans le business model de toute entreprise. Innover revêt alors un sens nouveau, celui de conquérir 4 à 5 milliards de personnes pauvres grâce à des offres à bas coût mais performantes, et l’on peut alors légitimement parler d’innovation sociale.

Mais on peut objecter que si l’innovation frugale prend en compte l’impact social elle ignore le champ de l’écologie couvert plus largement par l’innovation responsable. Ainsi en mutualisant les principes de l’innovation frugale et de l’innovation responsable, on pourrait inaugurer une nouvelle forme d’innovation qu’on pourrait qualifier de durable ou même encore de sociétale. On pourrait définir cette dernière comme une innovation qui prend en compte l’impact d’une activité sur l’homme et sur l’environnement et qui maitriserait dans les faits l’impact sur la société tout entière. Les principes cumulés de l’innovation frugale et de l’innovation responsable pourraient ainsi répondre aux enjeux sociétaux du siècle, tout en conservant un objectif de gain financier pour les industriels.

En pratique, les retours d’expérience sur le sujet sont encore rares et les résultats chiffrés peu communiqués. Les expérimentations autour de l’innovation sociale se multiplient dans les grands groupes, sans succès, comme s’il était impossible pour une grande entreprise de conjuguer simultanément impact social et résultat économique. Par exemple, on peut se demander pourquoi avec toutes les technologies et les connaissances dont on dispose aujourd’hui on n’est pas capable de faire des maisons accessibles au BoP ! Au-delà des process et des méthodes, mettre en place l’innovation sociale au sein d’une entreprise suppose en fait de penser différemment. Ainsi, il ne faut plus seulement viser la performance mais le « juste suffisant ». Et ce point d’équilibre qui garantit au client de ne payer que pour ce dont il a réellement besoin impliquera des choix de technologies nouvelles, développées souvent hors des laboratoires de R&D classiques, et en s’approchant au mieux de la population et de son environnement. Or un tel changement d’état d’esprit passe par des sponsors internes incarnant l’engagement de la société dans le domaine social tout en s’attachant à rechercher l’équilibre financier. De même, il faudra vraisemblablement mettre en place des modèles juridiques et financiers innovants pour gérer, par exemple, des contrats multi partenaires (ex : baux emphytéotiques entre promoteurs, communes et acquéreurs en remplacement des contrats de vente en l’état futur d’achèvement actuels) issus du secteur privé comme de la société civile, sans oublier la formation des salariés aux méthodes de co-construction.

Devenir un innovateur durable est possible, à condition d’intégrer un certain nombre d’éléments à sa logique :

  • L’économie du BoP est une économie d’endurance et non d’immédiateté pour laquelle la rentabilité ne se calcule pas sur la marge réalisée sur la vente d’un produit à forte valeur ajoutée mais sur la marge réalisée à long terme grâce au volume de vente d’un produit à bas coût.
  • L’innovation frugale permet d’imaginer des solutions innovantes qui réduisent considérablement le coût et le temps de fabrication.
  • Faire appel à des partenaires extérieurs permet d’apporter des solutions nouvelles de financement et de commercialisation.
  • Lier les innovations à l’usage du client permet d’être plus responsable car concevoir une offre sociale et frugale ce n’est pas faire du low cost mais de l’utile.
  • Créer une structure d’innovation durable, à proximité de la société mère permet d’une part de ne pas être asphyxié par ses rouages et d’autre part de valoriser les capacités de recherche de l’entreprise sans risquer de compromettre son chiffre d’affaires.

Article écrit par Léa Sapin MSMTI 2016 et Paul Millier

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Le bulldozer de l’information piloté par la plateforme UMI

Ainsi que le dit Peter Drucker : « Bulldozers move mountains, but ideas show where the bulldozers should go to work » Internet est un bulldozer pour remuer de l’information mais encore faut-il avoir la bonne idée pour savoir quoi chercher et ou le trouver. Il semble que Dynergie ait réussi à relever ce défi en développant la plateforme web « UMI » (United Motion Ideas) vraiment étonnante d’efficacité par laquelle les innovateurs peuvent recueillir rapidement des avis qualitatifs de professionnels ciblés dans le monde entier. UMI est née du constat qu’un grand nombre d’inventions et d’innovations (1 innovation sur 5 et 95 % des brevets déposés) ne voit jamais le jour, faute de trouver des domaines d’applications et des débouchés sur les marchés.

A quoi sert la plateforme UMI ?                                                                                      Jusqu’à présent, quand un innovateur voulait estimer le marché potentiel de son innovation il avait deux solutions. S’il avait la compétence il faisait lui-même une étude marketing exploratoire en rencontrant une vingtaine de clients quand le marché local permettait d’en trouver autant. S’il n’avait pas la compétence ou si le marché était mondial il s’adressait à des consultants spécialisés en études marketing exploratoires qui réalisaient entre vingt et soixante entretiens le plus souvent par téléphone. Grace à la plateforme UMI l’innovateur peut à présent consulter des experts en ligne partout dans le monde et espérer arracher quelques « waoooh » des informations qualitatives sur son innovation, détecter des applications nouvelles et identifier des partenaires potentiels, tout ceci en un temps record. En effet en exploitant la puissance du web et les réseaux de professionnels, UMI réduit considérablement les couts et les délais des tests marchés, des étapes d’exploration et de recherche des premiers clients. A titre de comparaison UMI est en effet deux fois plus rapide que l’approche traditionnelle. Elle rend ainsi accessible au plus grand nombre ces étapes d’exploration marché, souvent décisives dans la réussite d’un projet d’innovation.

Comment fonctionne la plateforme UMI ?                                                          L’innovateur commence d’abord par préparer sa requête en remplissant une fiche de présentation de l’innovation, en ligne. Les algorithmes d’UMI, sélectionnent alors les professionnels les plus pertinents au regard des marchés ciblés parmi plus d’un million de professionnels déjà indexés par UMI dans le monde. En outre le système auto-enrichit sa base à chaque nouvelle mission qu’il réalise.

Grâce à une prouesse technique UMI envoie des courriers par mails aux experts qui peuvent donner leur avis sur des thèmes essentiels comme : la valeur perçue de l’innovation, les fonctionnalités et avantages qu’elle offre, les alternatives ou solutions concurrentes qu’ils connaissent, leur envie de la tester, de devenir client. Preuve en est de l’efficacité du dispositif, les retours de mails peuvent atteindre un taux de 10%, ce qui est proprement époustouflant quand on a pratiqué l’envoi de questionnaire par mail ou le taux de retour est proche du zéro absolu.

Au cœur d’UMI, travaillent dans l’ombre des technologies sémantiques avancées et de puissants algorithmes propriétaires grâce auxquels la plateforme peut proposer des outils dynamiques et totalement automatisés de :

  • Recherche automatique de profils ciblés et contextuels,
  • « Matching » entre innovations et besoins des entreprises,
  • Repérage de professionnels en temps réel sur un périmètre mondial,
  • Fiabilisation de l’identification des adresses mails par algorithmes spécifiques,
  • Adressage et interrogation des professionnels et experts identifiés.

Quels résultats peuvent attendre les utilisateurs d’UMI ?                                                  Au terme d’une étude faite par UMI, l’innovateur dispose en premier lieu de la liste des contacts des répondants et des données brutes qu’ils ont fournies. L’équipe UMI aide alors l’innovateur à analyser cette masse d’information pour se faire une idée de son marché…et donner suite aux contacts les plus positifs pour faire progresser son projet d’innovation. De ce fait UMI s’adresse à tous ceux qui sont en charge de l’innovation :

  • Directions de l’innovation, de la R&D des groupes industriels, Directeur de Business Units, Chefs projets devant lancer de nouveaux produits,
  • Start-Up et PME en phase d’étude ou de lancement d’une innovation, ainsi que les organismes qui les financent
  • Laboratoires de recherche et organismes de valorisation des innovations
  • Cabinets de conseil en innovation et de propriété industrielle

La plate-forme UMI a été testée avec succès auprès de nombreux grands groupes, d’organismes de promotion et de valorisation de l’innovation, de PME et de Start-up. On peut trouver plus de détails sur la plateforme UMI en suivant le lien https://www.umi.us

Article écrit par Paul Millier et Julien Oger (MSMTI 2011) consultant chez  Dynergie

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« INNOVATION is in the Air ! »

Cette année encore la promotion 2017 s’est envolée à bord de son jet privé (cf photo ci-dessous) vers Boston pour un learning trip très riche et très réussi du 26 Novembre au 4 Decembre 2016, bien organisé comme à l’accoutumée par Lucian Wagner de LaunchInUS.avionAprès une conférence introductive sur la vie et l’entrepreneuriat innovant nous avons visité lundi le « temple des accélérateurs d’entreprises » : le Mass Challenge.

Le lendemain, nous avons eu le privilège de visiter un grand centre de R&D de Saint Gobain implanté à Northboro ou la responsable du site nous a expliqué l’activité du centre et les raisons du choix de cette implantation à coté de Boston et de ses universités prestigieuses. La journée s’est poursuivie à Babson College ou nous avons eu une conférence décoiffante du professeur Les Charm sur l’avenir de la finance entrepreneuriale. Nous avons terminé cette journée bien remplie en compagnie de M. Yarmoff, l’attaché scientifique de France à Boston et de deux jeunes anciens d’emlyon, Aude et Timothée qui nous ont fait partager leur expérience américaine.

Le « Climax » du learning trip fut sans conteste la conférence qui nous a été donnée au MIT par Erin Baumgartner une chercheuse du MIT dotée d’une énergie hallucinante, à couper le souffle. Nous y avons découvert les recherches menées par le MIT qui exploite les big data pour rendre les villes moins polluées et plus agréables à vivre. Auparavant Kenneth Goldman nous avait expliqué son passionnant métier de chargé des relations industrielles du MIT ce qui nous a permis de comprendre d’où vient une grande partie du budget du MIT. Merci à Margherita Pagani d’avoir organisé cette matinée très illustrative de l’énergie créative qui règne à Boston.

Séjour sur les bancs de la Boston University jeudi matin pour assister à une conférence de Ian Mashiter professeur d’entrepreneuriat innovant à ladite université. Après une visite des campus de Harvard et du MIT, nous avons fini la journée au CIC (Cambridge Innovation Center) pour écouter l’aventure d’Aymeric Vigneras, un français serial entrepreneur fondateur de Sharelike, avant de passer un agréable moment au « venture café » pour échanger avec tout ce que la communauté de Boston comporte comme innovateurs.

Après une matinée consacrée à la stratégie de développement des entreprises américaine et aux relations publiques, la semaine s’est terminée au mythique TD Garden, le stade où nous avons vu jouer les Celtics, l’équipe de basket de Boston. Un grand moment de culture américaine :« Let’s Go Celtics ! »

Soulignons qu’un miracle a eu lieu cette année car nous n’avons eu aucun problème de vol avec Air France hormis l’habituel inconfort de la classe eco et l’impossibilité pour nombre d’entre nous de s’enregistrer en ligne avant le départ!

Anyway, cela restera un excellent souvenir pour la Promo 2017 du mastère MTI d’emlyon.

Article écrit par Paul Millier

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L’ETUDE DES MARCHES QUI EXISTENT ENCORE MOINS QU’AVANT !

J’ai l’immense plaisir d’annoncer que la deuxième édition du livre « L’étude des marchés qui n’existent pas encore » vient de sortir chez Eyrolles fin 2016.

Ce livre qui est un des seuls sur ce créneau poursuivait sa route de long-seller depuis 2002 en ayant aidé au passage des centaines d’innovateurs à mieux connaitre les marchés qu’ils allaient contribuer à créer. Or, depuis sa parution initiale, deux évolutions ont eu lieu qui ont rendu une actualisation nécessaire.

La première est la « révolution digitale » qui a fait son irruption dans le monde de la recherche d’information conduisant à suggérer d’autres accès à l’information secondaire comme de première main. En effet, les nouveaux médias sociaux permettent de dialoguer ou d’interagir beaucoup plus directement avec les acteurs du marché, qu’on aurait pu l’imaginer il y a une quinzaine d’années. C’est ainsi qu’en s’immisçant, par exemple, dans la conversation d’un blog ou d’un groupe sur Linkedin, on peut espérer faire une bonne pèche d’information primaire.

La deuxième est l’expérience que ce livre a permis d’accumuler au fil des dizaines d’études marketing exploratoires conduites en appliquant ses principes. Un premier constat a été que les innovateurs qui conduisent effectivement des entretiens en face à face auprès d’éventuels futurs clients, laissent trainer leurs yeux sur les lieux de l’enquête, pour glaner toute l’information visuelle et tacite qui dépasse largement les réponses (explicites ou implicites) données aux questions du guide d’entretien. De là à penser à une approche plus ethnographique, il n’y avait qu’un pas que cet ouvrage a franchi. De fait, toute une partie de cette nouvelle édition est consacrée à ce que nous pourrions appeler l’ethnomarketing qui peut avantageusement contribuer la découverte des besoins cachés grâce à l’observation. Pour dire les choses autrement ce nouveau volet méthodologique a pour but de faire prendre conscience à l’innovateur (ou à son chargé d’étude) de ce qu’il voit quand il le voit (ce qui n’est déjà pas la moindre des choses), d’optimiser son observation et d’exploiter ces nouvelles données pour créer encore plus d’information lors des enquêtes terrain. Un second constat a porté sur la difficulté que les innovateurs rencontraient pour garantir l’optimisation du plan de développement qu’ils pouvaient bâtir à l’issue d’une étude marketing. En d’autres termes si le plan d’attaque des segments de marché les uns après les autres, au rythme de la levée des barrières, était en général satisfaisant, on ne pouvait pas garantir qu’une autre séquence d’actions n’aurait pas eu un meilleur rendement, mesuré par un ratio valeur produite/ressources consommées. Ainsi, pour remédier à cette lacune, cette édition 2016 de « L’étude des marchés qui n’existent pas encore » propose, en dernière partie, une méthode d’optimisation du plan de développement des activités innovantes.

Meilleurs vœux à tous pour 2017 et bonne lecture de « L’étude des marchés qui n’existent pas encore »

Paul Millier

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All you love is need!

Selon ses références, on pourrait paraphraser Bertrand Barré (dont le dernier livre s’intitule All you need is L.O.V.E) ou les Beatles, et dire aux innovateurs : All you love is need! Mais qu’est-ce qu’un besoin et y a t-il des besoins cachés ?

Les besoins des clients ont été répertoriés et cartographiés depuis longtemps par Maslow qui les a popularisés dans sa pyramide. De la sorte on peut considérer que les besoins des clients sont connus et limités en nombre. Pourtant il y en a toujours pour s’ingénier à chercher les besoins cachés des clients, ceux qui ne seraient pas exprimés. Mais, identifier les besoins cachés des clients est un peu le mythe du Graal. On en rêve mais on ne sait pas toujours ou chercher, c’est dur à trouver et une fois trouvé on ne sait pas toujours quelle fortune cela va nous apporter.

On ne sait pas toujours où chercher car il n’est pas toujours évident pour un fournisseur de savoir qui a quel problème. Par ailleurs un client peut ne pas avoir conscience d’avoir un problème à exprimer. Si par exemple les écouteurs auriculaires que je viens d’acheter ne tiennent pas dans mes oreilles, je vais sans doute me dire que mes oreilles sont mal formées et je ne vais donc pas penser à me plaindre aux fabricants qui n’ont donc aucune raison de m’interroger.

C’est dur à trouver car il a été prouvé qu’un individu ne peut formuler un problème qu’en fonction des solutions qu’il connait. Par exemple, celui qui qui a les dents jaunes dira qu’il a un problème de dentifrice et en cherchera un meilleur mais ne pensera sûrement pas qu’il pourrait blanchir ses dents en prenant des oligo-éléments. Il connait la voie mécanique qui consiste à se brosser les dents pour résoudre son problème et n’imaginera pas de l’exprimer en termes chimiques.

Le problème des « besoins cachés » est donc double. Il faut d’un coté qu’un client ressente un problème, une insatisfaction ou une souffrance. Il faut d’un autre coté qu’un fournisseur qui souhaite valoriser un produit ou une compétence, vienne à la rencontre de ce client. En effet les « besoins cachés » ne peuvent être révélés que dans le cadre d’une interaction entre un client et un fournisseur, animé d’une intention particulière. C’est la rencontre d’un problème ou d’une insatisfaction et d’une solution originale qui sera la base de la vraie différenciation créatrice de valeur. Pour détecter ledit problème, une méthode adaptée à la circonstance est la méthode ethnographique qui consiste à observer ses clients in situ et à discuter avec eux de manière à la fois formelle et informelle avec en tête un canevas tel que celui proposé par Oesterwalder et Yanowski (3 Steps To Understanding Your Customers’ Needs The Value Proposition Canvas ) pour cerner les besoins cachés des clients.

Au minimum on cherchera donc à déterminer :

Le travail que le produit doit accomplir pour le client (Job to be done).

La souffrance dont le client cherche à se défaire par exemple en termes de cout ou de frustration (Pain to be killed)

Le gain ou le bénéfice que lui apportera la solution nouvelle (Gain expected).

Si l’on prend l’exemple d’un pneu de vélo le résultat pourrait être le suivant. Le travail à accomplir est de maintenir confortablement et surement le contact avec la route. La souffrance dont le cycliste veut se libérer est que le pneu ne crève plus. Le gain qu’il cherche est de pouvoir faire du vélo après le travail car il ne risquerait plus de crever à la tombée de la nuit et de rentrer à la lampe torche en risquant sa vie au bord de la route.

 Ce point de départ essentiel étant acquis, il va falloir passer du besoin à la génération de la demande en faisant un produit « magnétique » pour les clients. Et cela passe par plusieurs allers et retours entre les clients et le fournisseur pour rehausser la valeur de ce que les clients apprécient le plus et éliminer tous les bugs qui peuvent les retenir d’acheter.

 En résumé, n’y a pas véritablement de « besoins cachés à révéler » et il serait donc plus juste de dire qu’on va créer un désir chez un client en provoquant la rencontre entre une insatisfaction, un problème mal résolu ou une souffrance et une solution nouvelle imaginée par un innovateur. En ce sens ce dernier provoque autant l’opportunité qu’il ne la détecte et il influence bel et bien son devenir au lieu de compter simplement sur sa bonne étoile.

Article écrit par Paul MILLIER

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Véritable®; Lauréat du Grand Prix de l’Innovation 2016 – Foire de Paris, Ebay des nouveaux entrepreneurs

PotagerOn peut vraiment dire que la start-up de deux anciens du mastère, Chloé Verneuil (MSMTI 2008) et Nicolas Gehin (MSMTI 2009) est une jeune pousse qui prospère.

L’objet de leur entreprise créée en 2015, est de commercialiser le « Potager Véritable® » qu’ils ont conçu, designé et développé de toute pièce. Le Potager Véritable® permet de cultiver en intérieur toutes sortes d’herbes aromatiques, de fleurs comestibles et mini légumes, et de passer ainsi de la graine … à l’assiette !

Chloé, designer de formation  et Nicolas, ingénieur ont vu leurs efforts bien récompensés par l’attribution à Véritable® du Grand Prix de l’Innovation 2016 – Foire de Paris, Ebay des nouveaux entrepreneurs.

Le jury d’experts et professionnels issus de domaines variés (gastronomie, home déco, innovation, High-Tech, presse) a reconnu dans le Potager Véritable® des valeurs actuelles fortes et un enjeu pour le futur. Une solution éco-responsable qui s’adresse à un public large avec une vraie valeur d’usage. Le Potager Véritable® est une source de plaisir qui ouvre la voie à l’autoproduction, un vrai challenge pour les villes de demain.

Véritable privilégie l’utile au quotidien, revendique un « design d’usage » bien pensé et une esthétique élégante au service du mieux vivre.

L’expérience culinaire Véritable répond au besoin avec justesse, sans tomber dans la surenchère technologique, un point particulièrement remarqué qui en font une innovation transverse, et pas seulement technologique. La décision du jury a été confortée par la forte volonté d’être un acteur économique responsable. Véritable a sélectionné ses partenaires industriels en Rhône Alpes et dans le Jura. Un gage de qualité, de développement économique local et de valorisation du savoir-faire français.

Vous n’avez pas la main verte ? Le Potager Véritable® s’occupe de tout ! Cultivez vos herbes aromatiques, fleurs comestibles et mini légumes, dans votre cuisine, toute l’année et sans effort.

Cet élégant jardin d’intérieur dispose d’un éclairage LED ajustable garantissant une croissance rapide à vos plantes et d’un réservoir d’eau offrant une autonomie de 3 semaines.

Le Potager Véritable® fonctionne avec les Lingots : des recharges prêtes à l’emploi optimisées pour chaque type de plante. Très simple d’usage, ils contiennent les graines non traitées, un substrat naturel et les nutriments essentiels pour 4 à 6 mois de récolte régulière.

Un grand Bravo à Chloé et Nicolas à qui nous souhaitons beaucoup de succès.

Article écrit par Paul Millier à partir d’informations fournies par Chloé Verneuil et Nicolas Gehin

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Rencontre avec Liberté Living-Lab, la « Social Valley »

Liberté Living-Lab est un nouveau concept qui se définit de manière oxymorique comme un incubateur qui ne serait pas un incubateur, un accélérateur qui ne serait pas un accélérateur, un espace de co-working ne serait pas un espace de co-working ! On comprend tout de suite à cette définition que Liberté Living-Lab n’est pas câblé comme tout le monde !! Heureusement les explications de Jerome Richez (un des fondateurs avec) nous éclairent sur la réalité du concept que nous allons essayer de découvrir.

Tout d’abord au niveau matériel le projet Liberté Living-Lab est hébergé dans des locaux de 2000 m² à Paris, 9 rue d’Alexandrie qui sont ouverts sept jours sur sept au public. L’inauguration a eu lieu en avril et l’ouverture complète sera effective à partir d’octobre 2016. Liberté Living-Lab comporte aujourd’hui deux fondateurs, Jérôme Richez et Marylène Vicari, et onze accompagnateurs internationaux salariés à temps plein parmi lesquels des seniors et des juniors.

Au niveau de sa vocation, le projet se définit comme un lieu pluridisciplinaire, multiculturel, intergénérationnel qui a pour objectif de créer un pole d’excellence en innovation. En ce sens Liberté n’est pas un lieu cool où des entrepreneurs créatifs jouent au baby-foot mais un lieu d’excellence. D’une manière générale le projet vise à accompagner la transformation de grands groupes, à accélérer des projets, à confronter le social et le business c’est-à-dire à devenir une sorte de « Social Valley ».

Le modèle économique de Liberté Living-Lab est assez composite. Il repose d’abord sur la vente de prestations visant à accompagner la transformation de grands groupes. Une autre source de revenu est la location d’espaces de co-working à des résidents. Ceux-ci partent quand ils veulent, ils payent un loyer qu’ils fixent eux-mêmes en concertation avec Liberté Living-Lab et s’engagent à fournir une contrepartie (intellectuelle, sociale, matérielle…) aux autres résidents ou à la communauté.

Les clients se répartissent aujourd’hui en six catégories. Les services publics, les start-ups, les médias, les grandes entreprises comme la Société Générale, EDF, VINCI et sera peut-être ouvert à une population d’adolescents. À l’avenir Liberté Living-Lab envisage un déploiement à l’international et un développement possible vers l’intégration d’une école en son sein.

Aujourd’hui Liberté Living-Lab a déjà réussi à réunir une quarantaine de résidents et en attend 200 dont 25 % d’internationaux lorsque le projet sera en rythme de croisière. Aujourd’hui les résidents sont des chercheurs et des étudiants aussi bien que des innovateurs expérimentés. On peut illustrer la variété des projets présents chez Liberté Living-Lab en citant:

Hello-Asso, qui est la première plateforme de financement participatif dédiée aux associations ; une sorte de une plate-forme de crowdfunding associatif.

Bayes impact  une start-up O.N.G. qui pourrait moderniser Pole Emploi.

Une start-up qui pourrait contribuer à moderniser l’assurance-maladie.

CivicTech qui se propose de refluidifier la démocratie.

Fluicity Une plate-forme de co-construction de l’espace public qui permet à des politiques de partager les décisions avec la population à l’échelle locale.

Mais en définitive que cherche le projet Liberté Living-Lab comment fonctionne-t-il et vers quel objectif est-il orienté ?

Aujourd’hui, la démarche consiste à mettre ensemble d’excellents innovateurs venant d’horizons divers et susceptibles d’apporter quelque chose à la société en général. Pour cela, on chasse les excellents projets par les réseaux sociaux par le réseau de Liberté Living-Lab qui est constitué d’écoles de prestige comme emlyon, HEC, ou polytechnique. L’effet attendu de cette mise en contact mutuel est que chacun apporte aux autres résidents et qu’il sorte quelque chose d’inattendu de ce melting pot. En quelque sorte, on réunit tous ces résidents et ces expériences sur le même site et on voit ce qui se passe. On expérimente en vertu d’un postulat qui est que « people change people and change the world ». L’issue n’est pas prévisible car on ne sait pas ce qui va sortir mais on est sûr qu’il va sortir quelque chose. La condition à cela est qu’on manage bien le processus en respectant les valeurs et la ligne de conduite qu’on s’est fixée et qu’on peut résumer par : l’excellence des projets, la proximité, le partage, les synergies, l’apport de chaque projet à la transformation de la société. En quelque sorte le projet Liberté Living-Lab est en train de constituer un organisme dont l’ADN serait fait de la réunion des éléments qu’on met ensemble et qui avance dans une direction qui serait l’œuvre de tous et de personne en particulier. On voit vraiment un processus d’innovation en marche, fruit d’une « stratégie chemin faisant » au sens de Marie-Josée Avenier.

                                                                                  Article écrit par Paul Millier

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Une consécration pour la SEGMENTUITION

J’ai l’immense plaisir d’annoncer que mon dernier livre « Segmenter les marchés du futur. La méthode de Segmentuition™ » publié chez Pearson France en 2015 vient de  remporter une médaille 2016 de l’Académie des Sciences Commerciales.

Je suis heureux que cet ouvrage, en particulier, soit primé car après 35 ans consacrés à étudier l’innovation je suis de plus en plus persuadé que la SEGMENTATION est le plus gros défi marketing que les innovateurs ont à relever. Croire qu’on connait son marché parce qu’on a acheté ou fait faire une étude est un péché marketing qui conduit à pousser un fantasme sur le marché. Seule une bonne étude marketing exploratoire faite en sortant de chez soi (Get out of the building) pour rencontrer et stimuler des clients permet de réaliser une segmentation empiriquement fondée. En effet, en matière d’innovation, la seule chose qui compte et qui résiste c’est le client; pas les conjectures sur le futur et l’évolution des marchés. Dans ces circonstances, la segmentation marketing est le meilleur moyen d’avoir une image en haute définition de son marché. Or cette représentation initiale est le point de départ d’une bonne stratégie de développement car la stratégie consiste à faire les choses qu’il faut (Ou aller et quoi faire) avant de faire les choses comme il faut (Comment faire et avec quels moyens). Comme le dit Peter Drucker « Les bulldozers sont capables d’abattre les montagnes, mais les idées permettent de dire aux bulldozers OU ALLER ». En définitive, pas de bonnes données (empiriques), pas de bonne segmentation et pas de bonne segmentation, pas de bonne stratégie!

Couverture Segmentuition

 

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UNE ALLIANCE LYON/BOSTON POUR BOOSTER L’ENTREPRENEURIAT

Un point fort du « Learning trip » à Boston des élèves du mastère est indéniablement la visite du MassChallenge, cet accélérateur de renommée et d’envergure mondiale qui donne leur chance, chaque année, à 128 startups sélectionnées parmi les milliers de candidatures qui arrivent du monde entier. Un accélérateur est une structure visant à accompagner le lancement et la croissance de startups. Cette prestation s’inscrit souvent dans le cadre d’un programme d’une certaine durée qui se reproduit à intervalle régulier. Des géants tels que Dropbox ou Airbnb sont passés par cette phase d’accélération. Le Mass Challenge de Boston qui est une organisation à but non lucratif démarre en février et se termine en octobre. Il dispose de nombreux sponsors tels que Microsoft, Pfizer, IBM, Bose.

Dans le cadre de la ‘Mission Côte-Est des Etats Unis’ menée par le Grand Lyon depuis 2014, une collaboration entre la ville de Boston et Lyon Métropole a permis de lancer en 2015 un programme international d’accélération de startups early stage nommé Big Booster. Big Booster est un dispositif à but non lucratif organisé entre Lyon et Boston et destiné aux startups travaillant sur des innovations de pointe dans les domaines de la santé, du digital, de l’environnement. Supporté opérationnellement par la Fondation pour l’Université de Lyon, la mise en place de ce dispositif aura mobilisé plusieurs dizaines d’acteurs sur dix mois pour arriver à la mise en place du premier boot camp de Big Booster à Lyon en octobre dernier. Ce programme s’appuie également sur une forte implication de nombreux partenaires comme : Métropole de Lyon, Région Rhône-Alpes, Ville de Boston, l’Université de Lyon, Axeleo, BPI France, Capgemini Consulting, la Banque Postale, EDF, GL Events, Keolis, Klesia, Sanofi, Veolia, …

L’offre Big Booster :

Les startups sélectionnées dans les domaines de la Santé, du Digital et de l’Environnement participent à un « boot camp » à Lyon, à l’issue duquel les vingt finalistes sont ensuite conviés à un second boot camp en février, qui se tient à Boston, au MassChallenge. Au-delà de l’accompagnement apporté aux startups par des mentors et experts et de la connexion avec des décideurs (grandes entreprises, investisseurs, serial entrepreneurs), les gagnants de ce concours se voient attribuer des prix pour un total de 100 K€, lors d’une grande finale à Lyon en avril prochain.

La construction du premier boot camp lyonnais de Big Booster s’est articulée en quatre grandes phases du lancement officiel en Avril 2015 jusqu’au boot camp de Lyon en octobre:

  • Mobilisation des acteurs/écosystèmes et mise en place des opérations (Avril)
  • Appel à candidatures des startups (Juillet)
  • Sélection des 72 dossiers pour le Boot camp de Lyon (Fin Septembre)
  • Boot camp de Lyon (27, 28, 29 Octobre)

Pour accompagner les startups, un programme dense répondant aux problématiques liées au développement à l’international a été élaboré. Ce programme tient en huit points essentiels :

  1. Le business model et la proposition de valeur
  2. Le business plan et la stratégie de développement
  3. Le talent management
  4. Les financements / levées de fonds
  5. Les fonctions supports (audit/comptabilité/aspects juridiques)
  6. Propriété intellectuelle et législations
  7. Les réseaux et écosystèmes
  8. La communication, le marketing, l’art du pitch et du story telling

L’ensemble du boot camp a, quant à lui, été découpé en quatre grandes parties :

  1. Le « Crash test » qui est la première étape permettant de ‘briser la glace’ entre le groupe de startups et leurs mentors associés en ‘pitchant’ une première fois devant un jury d’investisseurs.
  1. Les « Key speakers sessions » d’une vingtaine de minutes qui apportent des clés et des témoignages aux startups sur l’aventure entrepreneuriale à travers l’expérience internationale des conférenciers.
  1. Les Mentors Sessions / Business & Experts Meeting. Durant ces sessions, les groupes de startups et mentors travaillent ensemble et individuellement en fonction des plans d’actions établis par chacun.
  1. La finale de pitches au cours de laquelle les startups doivent refaire un pitch devant des jurys d’experts dans le but d’être sélectionnées dans le Top 20 autorisé à se rendre au boot camp de MassChallenge à Boston en février.

 Un accompagnement plus spécifique est mis en place pour le Top 20. En effet, grâce aux supports de MassChallenge, de l’Aderly/CCI, des partenaires et de leurs mentors, le Top 20 est accompagné de façon personnalisée régulièrement en vue de préparer son arrivée au boot camp de MassChallenge. Ce boot camp d’une semaine reprend les problématiques abordées à Lyon, avec un focus sur les marchés nord-américains.

 Alors que dans le format du MassChallenge, un mentorat sur plusieurs mois permet d’aborder progressivement les problématiques de l’entrepreneuriat innovant, l’apport des mentors dédiés et des speakers de Big Booster doit faire l’objet d’une ‘frappe chirurgicale’ concentrée en quelques jours seulement, en France et aux USA. Bien que le programme s’étende sur plusieurs mois durant lesquels les notions entrepreneuriales peuvent être abordées à nouveau, le boot camp doit être incisif et faire l’effet d’un électrochoc pour tous, afin d’ancrer les bases de leur développement futur à l’international. Pour renforcer ce cadre déjà bien établi, Big Booster bénéficie du support de ses partenaires et sponsors fortement impliqués à ses côtés et ayant fait preuve d’une expertise dans ce domaine.

Fort du succès de la première session, il reste encore de beaux défis à relever pour construire la suite de Big Booster qui promet de monter en puissance dans ses prochaines éditions.

 Plus d’infos : www.bigbooster.org

 Article écrit par Arnaud DEROUET (MSMTI 2015 et consultant chez CapGemini Consulting) et Paul MILLIER

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Florent Hernandez et Alhena, sa start-up qui speeds-up!

Etudiant de la promotion MSMTI 2010 , Florent s’est révélé très vite comme un entrepreneur passionné par le domaine des réseaux sociaux dans lequel il a créé son entreprise à la sortie du mastère.

L’agence digitale Alhena créée par Florent exploite, entre autres choses, Sociallymap qui se charge de trouver des contenus intéressants sur le net, de récupérer les actualités de votre entreprise sur votre site, de mélanger le tout habilement avant de le diffuser tout seul sur vos différents réseaux sociaux.

Vous pouvez lire le détail de l’aventure de Florent Hernandez qui fait la fierté (et la publicité) du Mastère sur le lien suivant : http://www.manageo.fr/actu/comment-passer-rapidement-d-etudiant-fauche-a-patron-d-une-entreprise-prospere–actu99655.html

Un grand BRAVO à Florent pour cette belle réussite qui illustre à la lettre les principes de l’entrepreneuriat innovant qu’on enseigne au mastère.

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